De Sarkozy à Hollande, et si la présidentielle était un sport ?

Une assemblée se réunit une fois par mois pour contribuer à l’enrichissement de la langue française depuis 1996, date de sa création. Elle se dénomme commission générale de terminologie et de néologie. Elle favorise l’utilisation de la langue française dans des domaines différents tels que les sciences ou le juridique… le journal officiel  du 4 […]

Une assemblée se réunit une fois par mois pour contribuer à l’enrichissement de la langue française depuis 1996, date de sa création. Elle se dénomme commission générale de terminologie et de néologie. Elle favorise l’utilisation de la langue française dans des domaines différents tels que les sciences ou le juridique… le journal officiel  du 4 décembre 2011 a fait état de travaux concernant le sport dont on aura quelques exemples ci-dessous. Il était tentant de tenter un rapprochement avec le comportement de certains politiques en période préélectorale présidentielle, je l’ai fait !

Un glossaire a été publié, suite aux derniers travaux de la commission générale de terminologie et de néologie à propos du vocabulaire des sports. Nous observerons que quelques personnages avides du pouvoir élyséen ont déjà exécuté un certain nombre de manœuvres. Tous n’y sont pas, tant pis pour eux, il fallait s’y prendre en temps et en heure. Ci-dessous, et dans un ordre qui n’engage pas les résultats de mai 2012, un petit rapprochement entre des candidats et de savoureuses définitions qui leur vont si bien :

Jean-Luc Mélenchon, avec son virage à gauche de la gauche… s’est pointé aux portes d’un PCF complétement asphyxié en cherchant un arrêt par braquage : technique d’arrêt brusque qui consiste, pour un sportif, à se placer perpendiculairement à sa ligne de déplacement en pivotant sur lui-même qui s’effectue notamment avec des patins, une planche de neige, des skis ou un vélo tout-terrain.

Eva Joly, lors de son investiture, déboulonne le favori Nicolas Hulot et réussit un carreau : lancer par lequel une boule, en retombant, frappe une boule adverse et prend exactement sa place.

François Bayrou, pour sa troisième candidature, aimerait transformer l’essai, tente le coup du chapeau : prouesse qui, dans certains sports collectifs, consiste pour un joueur à marquer trois buts au cours d’une même partie.

Hervé Morin, qui navigue allégrement entre sa culture centriste, son ancienne appartenance à la majorité gouvernementale et son surf sur le socle Bayrou effectue une culbute acrobatique : discipline consistant à enchaîner des sauts acrobatiques sur un tapis élastique long et étroit. En culbute acrobatique, seuls les mains et les pieds peuvent se trouver en contact avec le sol.

Marine Le Pen, qui assume pleinement un héritage paternel qui lui donne un nom, mais l’engonce au niveau de son positionnement tente un esquimautage : technique permettant à un kayakiste de redresser seul son embarcation chavirée, sans quitter son siège et en s’aidant sous l’eau de sa double pagaie.

Philippe Poutou ne décolle pas d’une température sondagière proche du zéro voit son parti politique se demander pourquoi il a utilisé du fart de retenue : fart utilisé en ski de fond pour augmenter le frottement du ski sur la neige et empêcher un recul lors d’un appui de poussée.

Nicolas Dupont-Aignan, qui fait partie de ceux qui s’y voyait déjà, a lui, par contre, alors que la neige n’est pas encore tombée, usé de fart : substance que l’on applique sur la semelle d’une planche de neige ou d’un ski pour améliorer ses propriétés de glisse ou d’adhérence à la neige.

Spécial Sarkozy

Les lieutenants de Sarkozy sont dans les starting blocks, et mettent en place leur gymnastique d’animation : discipline sportive pratiquée en troupe, qui consiste à exécuter un spectacle associant chorégraphie et gymnastique acrobatique, en bordure d’une aire de compétition, afin de déclencher et de diriger les encouragements dispensés par les supporteurs d’une équipe ou d’un athlète.

Pour l’UMP, il suffira de suivre la ligne bleue : ligne, virtuelle ou tracée au sol, qui suit au plus court le trajet d’une course hors stade et sert à définir la distance officielle de l’épreuve. Quand la ligne bleue est tracée au sol, elle aide les concurrents à optimiser leur trajectoire.

François Fillon, fidèle Premier ministre (malgré lui ?), ira jusqu’au bout, préparer le terrain pour Sarkozy, tel un ouvreur : pratiquant expérimenté, chargé d’effectuer un parcours ou un saut, avant le début d’une compétition, afin de vérifier que les conditions nécessaires au bon déroulement de l’épreuve sont réunies.

Du côté des socialistes, et assimilés…

Jean-Pierre Chevènement, ne sait plus trop à quoi il sert, pour qui il roule, croit encore pouvoir peser sur le paysage politique et se lance dans un magnifique pas tournant : technique de virage qui consiste à écarter l’avant d’un ski puis à ramener l’autre ski parallèlement au premier à une ou plusieurs reprises, de manière à changer de trajectoire sans déraper.

Les primaires socialistes ont donné le ton, lançant la valse de la course à l’Élysée, Hollande battant Aubry d’une encolure lors des temps de qualification : temps maximal autorisé pour effectuer le parcours d’une épreuve, qui est égal au temps de base établi par les ouvreurs majoré d’un pourcentage dépendant du grade visé par chaque candidat.

François Hollande a-t-il entendu le starter ? Ne serait-il pas resté, oubliant de partir, dans le portillon de départ : dispositif, différent selon les disciplines, qui permet de déterminer le moment exact où un concurrent franchit la ligne de départ, ou de libérer simultanément plusieurs concurrents alignés côte à côte.

Attention, un train peut en cacher un autre…

Ni Hollande ni Sarkozy, pour 47% des Français, selon un récent sondage, alors les deux présidents potentiels n’en cachent-ils pas un autre en laissant espérer à un outsider de tenter un tir masqué : tir au but effectué par un joueur que le gardien ne peut voir en raison de la présence d’autres joueurs intercalés ?