Le FN gagne, même lorsqu’il perd ? Non : perdu c’est perdu !

On veut nous faire croire que le Front National a gagné l’élection dans le Doubs ce dimanche 8 février. Il a tout juste gagné quelques galons de plus sur la veste taillée dans un tissu extrême, sur des fondamentaux de haines, de racisme, de stigmatisation. Il y a 70, nous étions libéré du fléau du fascisme de de l’anti « tout ce qui n’est pas blond aux yeux bleux », il ne nous faut pas laisser revenir ce type d’attitude politique par la petite porte. Attention, les médias ont leur part de responsabilité, les politiques aussi. Les uns et les autres se doivent d’être intègres et de ne pas faire le nid de l’extrême-droite.

Frédéric Barbier, vainqueur des législatives partielle du 8 février 2015 dans le Doubs, contre le FN.
Une élection législative dans le Doubs, la présence du FN face à un candidat PS a jeté un coup de projecteur supplémentaire sur l’événement. Il suffit que l’extrême-droite passe le bout du nez dans une confrontation politique pour que celle-ci ait valeur de test et surtout donne un coup de projecteur sur le parti des Le Pen.
Toujours trop de pub pour le FN
On donne au FN plus d’importance qu’il ne doit en avoir ! Il lui suffit d’accrocher 48 % dans un scrutin local, certes flatteur, pour qu’on le déclare véritable vainqueur de la confrontation. NON ! Le gagnant est un parti qui représente les valeurs de la république. Les urnes ont parlé : C’est Frédéric Barbier qui est député.
Des bâtons dans les roues
Contre vents et marées, avec un parti UMP qui joue le jeu du FN en ne voulant pas donner un blanc-sein au PS, celui-ci sort vainqueur, sinon grandi, de l’épreuve. Et Sarkozy prend, de manière légitime, le retour de bâton qu’il mérite. On se souvient aussi du meeting de Manuel Valls, interrompu par une CGT plus vraie que nature, mettant tout un quartier dans le noir pour mettre en lumière leurs revendications (certes légitimes, mais la fin ne justifie pas toujours les moyens). L’incident a-t-il profité ou non au candidat socialiste ?
Les gorges chaudes
La tendance de plus en plus sensible de la presse à chercher l’audience qui s’effrite par indifférence, écœurement, trouve sur le terrain de la minorité FN l’occasion de gonfler l’info sensationnelle. On peut se dire que sans propagande, les mauvaises pensées et les destins nauséabonds ne font pas long feu. Alors que l’on vient de fêter le 70ème anniversaire de la libération du Camp d’Auschwitz, fruit d’une terrible conséquence de la propagation d’idées génocides, on continue à banaliser la présence de cet extrême qui cache bien son jeu. Les médias ont une part de responsabilité dans l’évolution des mentalités des français vis à vis du Front National. N’en déplaise à l’esprit démocratique, cette formation n’a rien d’un parti politique. Il ne doit sa légitimité que sur la haine, l’imposture, le buzz, et ce, depuis fort longtemps. Nulle idée fraternelle, nulle réelle identité nationale métissée, celle qui fait la richesse d’un pays. Que des coups de gueules, des mensonges travestis en vérité vraie relayés par la bonne presse avide de sensations fortes.
C’est la démocratie qui a gagné
N’en déplaise à tous ceux qui, de joie ou de peur, frémissent de voir le FN parfois si présent, c’est le candidat du parti socialiste qui a gagné le droit de défendre nos valeurs républicaines, et son adversaire frontiste a été battue. C’est là l’essentiel de l’information. Qu’on s’attarde sur la faiblesse de l’écart, sur la progression du vaincu est pernicieux : il devrait y avoir 4 millions de personnes dans la rue pour célébrer la victoire de la démocratie contre l’obscur dessein de l’extrême-droite.