Megaupload et Anonymous : on en parle plus en France qu’en Allemagne, patrie de Kim Dotcom

En 7 jours, les recherches principales sur Google sont passées de l’engouement pour Free Mobile à la curiosité pour les « Anonymous ». Ces derniers ont en effet progressé de 1250 % dans les recherches les plus fréquentes, à égalité avec « streaming series », mots qui en disent long sur le désarroi des consommateurs de vidéo en direct, dont on sait que Megaupload comblait la boulimie. En effet, 4,5 millions de français utilisaient MegaUpload.

 

En poussant l’investigation, on peut remarquer que les Lorrains sont les premiers en termes de fréquence de demande pour « Anonymous », mais que leurs voisins alsaciens tiennent le haut du classement lorsqu’il s’agit de trouver des « streaming series ».

Si on poursuit avec le troisième intitulé le plus recherché (megaupload.fr), nous faisons un tour en Champagne-Ardennes pour y trouver d’autres « gourmands ». Le grand Nord-est sort donc en tête, pour les internautes curieux de connaître la destinée de leur technologie de consommation préférée ! Aucune conclusion hâtive : mais force est de constater que les voisins les plus proches de Kim Dotcom, le créateur emblématique allemand de Megaupload, ont été les plus investis dans leur suivi de l’affaire.

L’Allemagne connectée se fiche un peu de megapuload

En revanche, du côté de l’Allemagne, c’est le handball qui tient la corde, repoussant Megaupload à la cinquième place du classement des mots les plus utilisés sur Google. Est-ce là le reflet de la couverture médiatique outre-Rhin ou d’un intérêt moyen pour l’utilisation de ces méga-banques de données vidéo ? En réalité, les allemands semblent plutôt utiliser son concurrent de toujours, Rapidshare, toujours en vie, et c’est pour cela que Megaupload prend moins de place dans le traitement médiatique et la préoccupation des allemands.

Der Spiegel titrait, ce dimanche : Kim Dotcom fête son anniversaire en prison. Et de disserter sur le permis de séjour de Kim Schmitz, accordé généreusement par la Nouvelle Zélande, de son implication dans l’élan de générosité envers les sinistrés du tremblement de terre entre autre.

Le site 3news.co.nz rapporte par ailleurs qu’il « a réussi à obtenir son visa de résidence après avoir investi 10 millions de dollars [6,2 millions d’euros] en obligations d’Etat et avoir fait une donation au Fonds pour le séisme de Christchurch, bien qu’il ait avoué avoir deux condamnations, l’une pour piratage informatique, l’autre pour délit d’initié. »

Rien dans le Spiegel, ou presque, sur la technologie et son utilisation frauduleuse, aucune allusion appuyée à la galaxie Megaupload. Il semble qu’on préfère s’intéresser à l’homme et à son empire plutôt qu’à ce qu’il représente en Allemagne.

Français et allemands consomment internet différemment

Est-ce le buzz brûlant de Free qui a échauffé les esprits et qui a donné cette priorité à cet autre double vitrine Megaupload/Anonymous ou le français est-il plus enclin à se jeter sur la dernière nouvelle technologique en vogue ?

Peut-être une histoire de consommation, puisque dans la catégorie informatique et électronique, le mot le plus recherché sur Google en Allemagne, occupant les quatre premières places, est celui de la chaîne de distribution Mediamarkt, devant Anonymous, en 6ème position.

Nous avons là une vitrine incroyable de ce qui intéresse les allemands, pour qui la référence technologique passe par le site d’un conglomérat de magasins hightech, du lourd, quelque chose qu’on peut mettre dans son salon, qu’on peut regarder et soupeser. En France, c’est le virtuel qui domine, qui nous mène au bout de nos rêves : est-ce là le secret de nos différences et de la suprématie commerciale de l’Allemagne ?

NB : pour rassurer tous ceux qui n’ont pas tapé les mots à la mode cette dernière semaine, que ce soit en France ou en Allemagne, Facebook tient toujours la corde sur la distance, très loin devant son second, Youtube !

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Pascaga