Comment être lu sur les blogs d’info du net ?

Mieux vaut avoir un réseau social déjà bien constitué, un nom et un peu de talent pour avoir de l’audience sur les blogs d’info qui ont pignon sur Internet. Mais cela ne suffit pas, le sujet a son importance : il doit, le plus souvent coller à l’actualité et être un brin attractif voire croustillant. Il ne reste qu’à trouver le soupçon de provocation ou d’impertinence. On ne peut, non plus, occulter la connivence indispensable entre le rédacteur et son éditeur, il est indispensable que ce dernier croit en la force de conviction de l’auteur.

Le cocktail savant fait monter les statistiques en dizaines de milliers de pages vues. Cela fait rêver, mais d’après ce qu’on peut voir, c’est quasiment toujours mérité. Et d’ailleurs, les internautes ne vont à la rencontre de ce qu’ils ont envie de découvrir.

Le bon choix, le premier contact

Se poser quelques questions avant de se poser sur la toile :

  • quel média me correspond le mieux ?
  • quels lecteurs je souhaite toucher ?
  • suis-je à même d’assumer mes opinions et mes actes ?

Rien ne sert d’envoyer des articles à la pelle, si les premiers ne sont pas retenus, il faut se demander pourquoi, et changer de plaisir : la pêche en été et la chasse en automne, par exemple…

En tout état de cause, le premier contact est le plus délicat. Trouver des atomes crochus entre les différents acteurs est la principale inconnue, d’où la nécessité d’écrire comme d’autres ont envie de lire.

En se rendant sur les blogs d’info, les uns après les autres, toujours selon sa sensibilité politique (ou à savoir simuler!), rechercher les journalistes qui comptent, qui écoutent, et leur envoyer des articles finalisés, et non pas des intentions. N’ayons aucune crainte, leur œil ne les fera pas passer à côté d’une opportunité de collaborer avec un auteur efficace.

Les réseaux sociaux

Twitter et Facebook sont le bouche à oreille actuel. Il n’y a qu’à sonder ces deux réseaux pour se rendre compte que la popularité passe par la diffusion. Nul site ne peut faire l’impasse de se faire connaître au travers des différents miroirs grossissants de la Toile. Lorsque je poste un article, ifttt.com envoie toujours un lien de manière automatique vers Facebook et Twitter, j’en profite alors pour faire un tour par Google plus.

Comme tout se passe par la recommandation, la qualité des réseaux dans lesquels nous sommes inscrits, et surtout la quantité « ciblée » d’internautes qui partagent nos centres d’intérêts sont incontournables.

Pour se rendre compte de la sociabilisation d’un article, rien de tel que de copier son titre dans le cadre « recherche » de Twitter et d’observer les résultats. Les plus lus sont souvent les plus propagés.

Le nom et le talent

Une sommité qui publie a toutes les chances d’être suivie, c’est imparable. La reconnaissance avérée en amène la confirmation. Encore faut-il y laisser poindre un zeste de talent de conteur, une pincée d’intérêt pour le sujet qu’on traite. Tout le talent consiste dans la rigueur et l’habitude à rédiger. Comme pour toutes les activités, l‘expérience ne vient qu’en répétant le geste mille fois. C’est ainsi qu’on est forgeron, en forgeant.

À l’heure de la sur-médiatisation il ne suffit pas d’apparaître ni de paraître pour être, ou alors à devenir le dindon de la farce, le Pignon du dîner de con : et dans ce cas, ce sont des intervenants brillants qui mettent le sujet en scène, la boucle est bouclée et le billet, la rubrique est lue.

Le sujet

Le sujet importe peu, finalement, actualité ou généralités, l’essentiel est de captiver. D’où l’importance du titre et de l’introduction. Par contre, bien informer, avec des sources fiables, est incontournable.

Le contenu, la présentation

  • concis mais riche, il ne doit pas se contenter de la facilité des mots qui se suivent
  • favoriser la lecture rapide. La lecture sur internet est 25% plus lente que sur papier et fatigue plus. L’œil part à la recherche en balayage de l’information qui nous ne fera pas cliquer pour passer à autre chose. À cet effet, préférer les textes aérés et illustrés.
  • une idée par paragraphe divisé en sous-paragraphes de taille raisonnable (Trois ou quatre phrases, et pas de Proust, suffisent), des intertitres
  • utiliser des listes à puce pour énumérer

Quelques principes fondamentaux de la rédaction

  • aborder un style direct, fi des longues phrases littéraires
  • écrire, réécrire, corriger, se relire
  • toujours savoir quel est le sujet précis de l’article
  • travailler avec des notes, les organiser par thèmes et en ordre logique
  • bien déterminer la cible à atteindre
  • chercher à connaître ses lecteurs
  • quels messages faire passer
  • quels arguments et contre-arguments utiliser
  • quelle trame pour le texte : dramatique, humoristique…
  • répondre aux six questions clés : qui, quoi, où, quand, comment, pourquoi ?
  • le plan inversé (essentiel puis du plus important au moins important) ou le suspens (garder le meilleur pour la fin) ?
  • quelles conclusions à mes propos. Cette idée fixe devrait être à l’esprit pendant toute la rédaction

En conclusion : le plaisir d’écrire

Il est indispensable d’aimer s’exprimer pour la satisfaction d’avoir su expliquer son point de vue, d’être arrivé à démontrer sa théorie, d’aller au bout de son enquête avec enthousiasme. Ce n’est pas la finalité du nombre de lecteurs qui importe mais la satisfaction de ceux qui auront partagé un moment avec vous, ne seraient-ils qu’une poignée. Le jeu est partout, est par-dessus tout, dans les mots et les idées. Un article, aussi sérieux soit il, a ceci qu’il a apporté à son concepteur une montée d’endorphine, la cuiller à peine posée sur la soutasse, café fumant et odorant.

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Philippe Szykulla