Le syndicalisme est loin d’être vertueux !

Les journaux télévisés relatent ce soir le comportement d’un syndicaliste accusé d’abus de pouvoir et de harcèlement sexuel. Autant les prêtres sont faillibles, et l’histoire nous l’a prouvée, autant les défenseurs des droits des salariés ne sont pas à l’abri d’une faiblesse.

Si un jour, après avoir été engagé dans une organisation de manière intense et significative, vous partez un peu fâché avec les collègues, vous pensez bien qu’ils vous le feront sentir. Un ami à moi me racontait les brimades qu’il avait subies. Entre autre technique imparable, digne des sociétés les moins regardantes, vous savez celles que le monde syndical dénonce, il y a le mail collectif dans lequel on fait des reproches « exagérés » à l’intéressé en en faisant profiter tout le monde. Cela s’appelle de la diffamation privée, mais lorsque la déraison l’emporte sur les convictions !

Cet ami avait un ordinateur, fourni par son syndicat. Cet appareil lui avait servi à mettre en page toutes les publications du syndicat, de gérer un blog et des réseaux de correspondant avec succès. À peine le syndicaliste engagé avait-il annoncé qu’il souhaitait prendre un peu de recul, tout en restant tout de même dans l’équipe, on lui demanda de rendre l’ordinateur. Il avait encore quelques travaux à fournir. Il tarda donc à le rendre, les vacances aidant à l’inertie. Dans le même temps, notre syndicaliste qui avait engagé des frais sur fonds propres, avait demandé les remboursements prévus statutairement. Deux mois et demi plus tard, alors qu’il demandait les raisons du retard, on lui répondit qu’il aurait son dédommagement en échange de l’ordinateur qu’il possédait encore. Hélas Berlin Est n’existe plus, la bascule aurait pu se faire au milieu du pont.

Cela se passait dans un syndicat… hé oui, nul n’est parfait !

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Philippe Szykulla