Pourquoi j’ai voté Arnaud Montebourg…

Je ne rentrerai pas dans les considérations de programmes, de débat télévisé pour vous dire pourquoi je vais voter Montebourg aux primaires socialistes. Tout d’abord, et pardon à lui si ce n’est pas flatteur, mais je procède par élimination. Rassurons-nous, si je dis publiquement mon choix, c’est que je suis intéressé par le bonhomme et son projet, son profil, sa détermination.

Tout d’abord, la première à disparaître dans mes pensées d’alternance est Ségolène Royal. Elle a eu sa chance médiatique, elle l’a loupé en 2007. Et depuis elle ne s’est pas imposée en chef d’opposition, faisant par trop  « cavalière seule ». Son approche de la politique est populiste, on brosse à gauche, au centre… je n’irai pas jusqu’à la droite, ce serait injuste.

La seconde victime est Jean-Michel Baylet. Un peu trop emprunté à mon goût, pas assez rayonnant, il apporte une alternative au pouvoir actuel qui me tente, et il le dit lui-même, il ne sera pas en tête à l’issue du premier tour. La France n’a pas besoin d’un touriste comme Président de la République.

En trois, j’efface Manuel Vals. Séduisant parfois, certes, il n’est pas suffisamment maître de lui-même et de ses perspectives. Je ne trouve pas sa réflexion assez tournée vers un projet pour la France, il m’apparaît avoir de saines ambitions pour lui-même, mais trop peu pour les français.

François Hollande, en qui je reconnais une belle prestance intellectuelle, est beaucoup trop issu de sa médiatisation. Il a des lacunes, et, pardonnez-moi ce côté trivial, ressemble trop à sa marionnette idiote aux Guignols. J’ai enfin envie d’un président qui ne soit pas sa caricature. Les trois qui ont précédé on trop marqué leur espace télévisuel par des défauts franchouillards. Et on peut remarquer que cela ne nous a pas réussi. Notre pays recule économiquement, diplomatiquement…

Je laisse la dernière place des éliminés à Martine Aubry. Elle aurait eu, en balance avec Arnaud Montebourg, les faveurs de mon vote si elle avait vraiment montré une volonté d’aller vers la fonction suprême. Souffrant du complexe de son père, Jacques Delors, elle est allée d’hésitation en hésitation, certes qu’elle a eu le talent de légitimer, et la brebis que je suis a besoin d’un berger, pas d’une prêtresse déchue.

Il nous reste Arnaud Montebourg. Il me séduisait depuis fort longtemps, mais les médias ne lui avaient pas donné l’occasion de briller, de développer ses projets pour la France. Le monde internaute ne s’est pas trompé : Twitter lui fait la fête. Il est en tête, avec Hollande, des Tweet échangés pendant le troisième débat socialiste.

Par ailleurs, le taux de Tweet positifs explose en sa faveur :

Il ne faudrait pas attacher plus qu’il n’en faut à ce type de constatation si je ne me souvenais d’une étude qui disait que la bourse de New York était souvent précédée dans ses mouvements par les humeurs de Twitter. Et ce résultat, qui conforte mes impressions, vaut tous les sondages ; nous sommes-là dans une prise de température grandeur nature, qui vient du plus profond de ce que ressentent sur l’instant les internautes.

Pour revenir à des valeurs moins sulfureuses et  plus politiquement correctes, je me reconnais dans ses valeurs sociales, dans la clarté de ses propos et de ses propositions. Il suffit de parcourir son blog pour se faire une idée flatteuse de l’homme.

Je détaillerai demain, dans un autre billet, les « plus » du programme d’Arnaud Montebourg.

Alors, dimanche 9 octobre 2011, je choisis Arnaud Montebourg, et j’invite chacun à en faire autant. La France a besoin d’un électrochoc, et nous en avons le levier.

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Philippe Szykulla
Publications: 180